Le téléphone a sonné un samedi soir. C’était
Kelly.
La robe de princesse... provient du livre:

Bouillon de poulet pour l'âme des mères et filles
Des histoires réconfortantes
qui honorent la relation Mère-fille
Une célébration d’amour et d’intégrité
Il existe un lien particulier entre une mère et sa fille. Parfois fragile et ténue, mais à la fois aussi immuable que les Rocheuses, c’est une relation qui n’est ni statique ni superficielle.
Elle se développe toujours, telle une source profonde et intarissable.
En sa fille, une mère voit ses espoirs et ses attentes, peut-être la réalisation de ses rêves et un voyage sur la route qu’elle n’a pas empruntée. Dès son premier souffle, une fille ouvre à sa
mère de nouveaux horizons à atteindre afin de se dépasser. En sa mère, une fille voit son fondement, son histoire et la vie de toutes ces femmes qui l’ont précédée. Elle se voit elle-même et
comprend ce que signifie être une femme.
Dans ce remarquable recueil, vous lirez des histoires d’amour et de courage, de départ et de retrouvailles, de sacrifice et de pardon, et d’amour au quotidien. Que vous soyez une nouvelle maman
en admiration devant les premiers pas de sa fille, ou une mère expérimentée qui vient de se surprendre à dire « Parce que je l’ai dit! », ou une fille de seize ans qui ne peut pas
comprendre pourquoi sa mère ne la laisse pas conduire, ou une femme de 40 ans qui saisit enfin pourquoi sa mère a sacrifié sa carrière pour être avec ses enfants, vous serez touchée et
inspirée par ces histoires réconfortantes qui célèbrent la relation mère-fille.
Ce livre exceptionnel vous apportera un nouveau regard sur les femmes les plus importantes de votre vie.
« Maman, où étais-tu?, a-t-elle demandé. J’ai essayé de te téléphoner d’un magasin parce que je veux que tu m’aides à me décider. Oh, maman, j’ai trouvé la plus
belle robe pour ma soirée! Je me sens comme une princesse en la portant, mais elle est vraiment chère. Que crois-tu que je devrais faire? Devrais-je l’acheter? »
Je n’ai pas hésité un instant. « Oui, ai-je répondu, achète la robe. » Mais dans ces quelques minutes au téléphone, je n’avais pas eu le temps ni les mots
pour expliquer pourquoi je croyais qu’elle devait avoir la robe de « princesse » qu’elle avait trouvée. J’avais tellement de raisons à donner à ma fille…
Pour avoir grandi sans beaucoup de vêtements ou de vacances, parce qu’il n’y avait jamais assez d’argent, sans se plaindre pour aucune de ces choses — ce serait une
des raisons.
Pour avoir étudié si fort et avoir fait chaque devoir lui méritant des crédits supplémentaires afin de pouvoir aller à l’université.
Pour toutes ces fois où elle a passé le ballon de soccer, même si elle savait fort bien qu’elle aurait pu facilement courir et marquer un but, mais préférait être
membre d’une équipe plutôt qu’une vedette.
Pour cette détermination féroce quand elle s’est fait cogner le nez violemment durant une partie et, malgré le sang coulant sur son visage, elle continuait de crier:
« Ça va, coach! Je ne saigne plus. Faites-moi jouer, coach! »
Pour avoir abandonné l’équipe de soccer universitaire parce qu’elle devait travailler et ne pouvait pas (ni ne voulait) laisser ses notes en souffrir.
Pour avoir laissé tomber le congé scolaire du printemps une certaine année et être allée construire des maisons pour les pauvres à Tijuana, et être rentrée à la
maison, égratignée, pleine de bleus et malade, en s’excla-mant: « Maman, c’était la chose la plus merveilleuse que j’ai jamais faite dans ma vie! »
Pour avoir décidé que, même si elle subvenait à ses besoins financiers, elle pouvait toujours trouver de l’argent pour parrainer un enfant du Salvador qui a encore
moins qu’elle.
Pour avoir décidé que la foi est la chose la plus importante de toutes.
Pour m’avoir dit, quand je souhaitais pouvoir lui donner davantage: « Maman, je te vois comme mon ange », et m’avoir rappelé que l’amour est
inestimable.
Oh, oui, je crois que cette fille qui est la mienne devrait avoir cette robe. Et elle a raison de dire que personne ne remarquera que ses souliers ne sont pas
assortis (puisqu’il n’y a plus d’argent pour de nouvelles chaussures). Je sais que les gens ne verront que la joie qui brille dans ses grands yeux bruns, et ce sourire radieux qui pourrait
illuminer un ciel nocturne. Mais Kelly avait tort sur un point. Je ne crois pas qu’elle aura l’air d’une princesse dans sa robe: pour moi, ma fille chérie est une reine.
Anne Goodrich
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